
J’ai fréquenté la beauté
Ce matin, un homme, légèrement vieillard, assis sur sa chaise aux abords d’un des chemins de pierres blanches, allume, de son immobilité, le temps.
Ce type de temps attendu pendant toute une vie. Immobile et captif.
Mon rythme lent, sur la route pentue, me laisse tout le temps de voir les imperfections symétriques de ses mains. Elles ont créé, chaque semaine d’une vie, sans dimanche, les hauteurs des collines du Chianti.
Par les champs, à travers les vignes, partout où menait le début du jour, il devait emprunter la route vers Pienza pour y revoir naître chaque jour le début de la renaissance.
Comme lui, je serpente les montées et, sur le premier comme le dernier rempart, je me laisse bercer par la beauté. Paysages portés par le sublime.

J’ai fréquenté la beauté (2).
En Italie, avant d’avoir fréquenté les chemins menants vers la Cappella della Madonna di Vitaleta, il y avait, selon moi, trois plaisirs. Baiser, boire et manger.
Si j’avais su, j’aurais marché pour cette église. Je me serais perdu.
Cette église, cette beauté est plus forte que ce qu’on voit dans les vues.

J’ai fréquenté la gaité.
Les chemins de traverse sont de l’amour en petite gorgée. Je m’amuse à défaire les tresses du terroir pour aussitôt les voir se renouer après mon passage. Sur ces chemins, il est question uniquement de contemplation.
J’ai roulé les pentes, réveillé la poussière, ralenti le temps, admiré et fui les villages épuisés de tourisme.
San Quirico d’Orcia s’oppose à tous les pareils. J’y ai fréquenté la gaité.

Vu au bout de ma potence!
- La Cappella della Madonna di Vitaleta.
- Le Val d’Orcia.
- Les rangées de cyprès.
- La vie de famille au centre du village de San Quirico d’Orcia.
- La vue des remparts de Pienza.

Une réponse à “J’ai fréquenté la beauté”
Quels beaux paysages.
Allez jusqu’au bout de la beauté mes amis !
Et n’oubliez pas de mettre tout ça »dans votre pocket, juste là » comme dit ma pote Claude! ??
Susie xxx