
La porte du salon donnait sur la Corso del Rinascimento à quelques pas de la piazza Navona.

J’ai laissé Claude seule, concentrée à trouver le meilleur angle pour relever, en photos, l’imposant Neptune, la fontaine des 4 fleuves, les sculptures des géants, l’enceinte au style baroque et les formidables hiéroglyphes de l’obélisque suspendu.
La chaise était libre.
La chaleur des derniers jours à Rome fut le signal m’indiquant que le temps était venu de retrouver un peu de fraicheur. Je devais m’alléger de ma pilosité. Raser ma barbe et couper mes cheveux, longs de plus d’un mois.
Je salue le propriétaire.
Il m’invite, d’une main, à m’assoir et de l’autre enrubanne mon cou d’un papier de soi et du tablier.
Par le miroir, je devine à son regard qu’il veut connaitre mon besoin.
Alors, tout bonnement, je lui dis – « Comme d’habitude » !
Il resta figé tout en continuant à me regarder jusqu’à ce que son rire envahisse le salon et qu’il partage avec ses amis et clients ma demande.
Rome ne peut pas être un – comme d’habitude.

Rome, c’est l’art d’exposer ses ruines, son architecture, sa culture. Rome est une musique empreinte de poésie chantée depuis presque 3000 ans.
Je m’incline devant les chefs-d’œuvre de cette ville qui évoque toujours la puissance de cet ancien Empire.
Raconter Rome, c’est de ne plus jamais vouloir y retourner.

Les meilleures vues au bout de ma potence!
Traverser les paysages immobiles de la Toscana.
18 750 ml de vin en 25 jours.
Se laisser bercer par les paroles et les éclats de voix des Italiens.
Voir 2 océans différents dans la même journée.
Parcourir 805 km à vélo en 14 jours.
Entrouvrir les champs d’oliviers en Puglia.
Manger 20 pizze différentes.
Aimer Monopoli.
Visiter 37 villes différentes.
Marcher à San Quirico d’Orcia
Succomber à la Pucca et au Primitivo.
Se reposer à Gallipoli.
Soulever la poussière des Strada Bianche.
Se lover à Siena.
Vouloir marier Claude à la Cappella della Madona di Vitaleta à Pienza.
