Becyk Republic

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Moments doux

Il nous a rejoints tout juste après que nous soyons sorties de Javellanos.

Ce ne sont ni ses bas noirs, ni ses souliers de course, ni même ses pédales sans cale ou son vieux Mongoose avec lequel il trimait dur pour passer du petit au grand plateau qui m’a surpris. C’est plutôt sa vitalité à nous envier. Comme ce chien qui n’en démord pas devant la caravane qui passe.

Naniele ne parlait que quelques mots anglais, sans plus. Ce qui ne l’empêchait pas de nous faire cette conversation qui mène loin du réconfort.

La campagne cubaine sent bon. Elle exprime une vie sur laquelle nous pouvons y suspendre la nôtre. Un décor sans péages.

À vélo, nous dépassons et croisons ses carrioles attachées aux chevaux qui s’amusent à bercer les « faisieux » de vie tranquille. Riche de simplicité.

C’est au carrefour au centre de Coliseo, là où repose à tout jamais cratères et trous qui rendraient jaloux tous les cols bleus de Montréal, que la vie est venue déposer, du moins je le crois, le sourire à tous les cubains. Comme un baiser sur la joue d’un enfant. Comme seule la vie sait le faire.

Sur notre chemin, les derniers arrêts permettent de partager une passion passagère du baseball avec les quelque cent parents venus encourager ces écoliers jouer et prendre le temps, comme les Cubains, à boire une bière fraîche sur une terrasse de Cárdenas.

Et durent encore les moments doux.

Tête @ vélo

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Une réponse à “Moments doux”

  1. My God.

    C’est magnifique mes amis. J’ai presque mal lorsque je lis ça. ??

    Soyez heureux!

    Susie ________________________________

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