Becyk Republic

Laisse ton « becyk » rouler

Le lion des Flandres

Plusieurs utilisent son nom et son emblème. Il peut être vu sur toutes les armoiries, les drapeaux et les blasons des communes flandriennes. Il est partout. Il est tellement présent dans ce pays que l’on vient à croire qu’il a tout créé, même le vent des Flandres.

Depuis que nous sommes entrés en Flandres, le vent n’a cessé de rugir. Il grasseye contre les cyclistes et freine les bateaux sur l’Escaut. Parfois, il est si fort que la campagne voit ses champs se faire peigner sur le côté et les nuages se faire remodeler.

Trois jours de vent de face. 180 km à s’éclater les muscles à rouler des routes plates comme le son d’une guitare à une corde. 

On se dit alors, pour garder le moral, qu’une mauvaise journée à vélo et toujours mieux qu’une bonne journée au travail.

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Gent (Gand)

L’Escaut griffe les remparts des quais avant d’entrer dans un Gand où, chaque matin, s’ouvrent les portes des églises, du château des Comtes et des maisons du Graslei.

Claude, assise déjà depuis un moment à la place Veerleplein, me lance toujours ce regard quand une blague ou un calembour ne passe pas.

Château des comtes

Brusquement, elle me dit :

Tu ne vas pas écrire ça dans ton carnet d’humeur!

Escogriffe, comme dans un gant pour parler de cette ville !

Le ton change, il est plus doux.

Cette ville est si belle.

Parle de sa richesse architecturale, de ses bâtiments médiévaux étonnants.

De ces milliers d’étudiants dans les rues ou des histoires mystiques cachées dans les églises.

Décris le pont et l’église Saint-Michel, le Beffroi, le Mammelokker, la cathédrale Saint-Bavon, le Stadhuis (Hôtel de Ville).

Illumine ton texte de la légende de Cimon ou des quartiers de l’Oudburg ou du Patershol. Ou encore de l’ancien marché aux poissons ou de Poséidon tenant l’Escaut, principe masculin, et le Lys, principe féminin. 

Et toute cette vie culturelle ! Tu n’en dis rien.

N’est-elle pas belle et visible partout dans Gand ?

Cette ville célèbre maintenant la vie.

Regarde, ici, où nous sommes, devant le château des comtes, Place Veerleplein où autrefois on torturait, châtiait et exécutait publiquement les voleurs, les faussaires et tous les criminels sur des poteaux, aujourd’hui remplacés par ces réverbères.

Sais-tu pourquoi je suis assise devant ces réverbères ?

J’attends qu’ils clignotent.

Depuis plus de cent ans, à chaque naissance, les réverbères clignotent annonçant l’arrivée d’un nouveau né dans la ville.

Difficile maintenant devant un cœur si tendre (je sais, j’aime Brel et je suis en Belgique après tout) de ne pas changer l’incipit de mon texte.

Je te le promets Claude, je ne le referai plus ! 😉

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Haïkus d’automne.

Tes bras m’attendent
Feuilles et amours virevoltent
Instant voyageur

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