J’arpente, à rebours, depuis Waterloo, le chemin de Napoléon. De la butte au lion jusqu’à Dinant, les routes pavées se succèdent. Les plats sont maintenant inclinés dans les Ardennes.
Le chapelet de villages s’égrène à chaque commissure de pont, de maisons ancestrales ou de statues.

Comme dernier épi, le clocher de l’église de Celles qui fane au ralenti. Je m’époumone à traverser le chemin recouvert de champs. Il leur a fallu faucher les blés pour que j’inspecte les hectares de vallées dorées au soleil.
Sans broncher, la beauté assiège le château de la belle au bois dormant. Ce dernier a un pied au bord de la falaise et l’autre à l’orée de la forêt. Il s’échine à garder le silence.

J’entre à Dinant. La Meuse pleure en la quittant. Moi, j’entends l’écho du cheval de Bayard qui frappe le roc de ses sabots pour le fendre avant de s’élancer pour atterrir de l’autre côté du fleuve.

La Collégiale s’élève enfin, tout comme ma prière au prince des Ardennes.

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Sur la route de Liège

Tout juste avant de prendre la route vers Liège, il y a eu le mur de Huy.
20 kg de surcharge, 7 minutes de souffrance, 2 cuisses en feu, 1 immense souvenir en tête.
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Écrire ce carnet m’amuse. Il me permet, en autres, de revoir les souvenirs de la journée, de chercher les bons mots, les bons qualificatifs pour décrire mon voyage et, finalement, vous partager mon texte. Parfois, l’exercice est ardu, d’autres fois moins.
Étant encore en Belgique, vous me permettrez de citer le capitaine Haddock pour qualifier la route entre Huy, prononcé oui, et Liège.
Cette route est un bougre de phénomène de moule à gaufres, une anacoluthe routière, un ectoplasme, un emplâtre à la graisse de hérisson, un olibrius, un cake-walk, un iconoclasme de jus de réglisse, un cornichon de zouave de tonnerre de Brest.
La qualifier de laide aurait été trop facile.😉

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Maastricht

Elles se dressent au-dessus des pavés au cœur de la ville historique. L’une est gothique, l’autre romane. Saint-Jean et Saint-Servais.
Elles veillent depuis près de 1000 ans sur les habitants. Elles effleurent, à tour de rôle, la statue du héros Charles de Batz de Castelmore, se gargarisent de leurs trésors enfouis dans leur ventre et s’amusent avec les milliers d’étudiants, altiers sur leur vélo, qui animent la ville.

Avant de chercher sur Google qui est Charles de Batz de Castelmore, je vous le donne en mille, D’Artagnan. Capitaine-lieutenant de la compagnie des Mousquetaires du Roi, mort à Maastricht le 16 juin 1673 pendant la guerre de Hollande.

Tous pour un, un pour tous.
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Une réponse à “Tous les chemins mènent à Dinant”
En effet, c’est là que d’Artagnan est mort. Et dans les Ardennes toutes proches
sont morts bon normbre de soldats alliés, dernier rempart avant l’Allemagne.
J’ai hâte de vous revoir, les yeux pétillants des belles choses que vous avez vues
et d’aventures que vous avez vécues. Et là, je dis ça de »mon fond ». ❤️