Clin d’œil d’Espagne

Parlons espagnol

Ne vous laissez pas berner. Vous n’apprendrez pas l’espagnol en lisant ce carnet de voyage en Espagne et en Andalousie. Vous n’apprendrez rien. Peut-être juste quelques futilités, rien de plus. D’ailleurs, je devrais plutôt vous parler de mon frigo qui fête ces noces d’argent.

Rubrique de Madrid – La caissière du métro

Elle semble coutumière à relayer son sourire et les gens vers la bonne station.

Elle caresse chaque voyelle et grogne sur quelques « r » avant de corriger la direction des touristes qui vont vers l’escalier A plutôt que B.

Elle paraît chaque matin plus grande. Comme perchée sur une tribune, lorsqu’elle raconte l’histoire des chemins sous-terrain vers le point zéro de Madrid.

L’archétype de la Madrilène. La même rondeur des bâtiments timides des grandes rues. La même aura de gentillesse.

Chaque passage devant son guichet vaut un sourire, une salutation. Elle nous « madrilènise ». Je lui dirais, j’ai faim, qu’elle me détaillerait sa recette familiale de tortillas.

Pourtant, les Madrilènes ont cette fâcheuse habitude de respecter toutes les règles, les gens et d’être gentils.

Ils s’excusent. Patientent. Font la file. Même dans un escalier roulant. Ils laissent les plus pressés monter librement à gauche.

Ils ont certainement une petite faiblesse, une petite faille. Une ruelle transversale à éviter dans les entrailles d’une ville.

Nenni !

Madrid s’étouffe dans la verdure de ses parcs. Certains se perchent, d’autres, à plat ventre, s’éternisent. D’aucuns veulent être le préféré.

Est-ce que je m’ennuie ?

Je vous réponds dès que j’ai fini de noter la recette de tortillas.

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