Becyk Republic

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Parlons espagnol – leçon 4 Torremolinos

« Guadal ». Mot d’origine arabe signifiant; là où toute l’eau se rassemble. 

Ronda

Sur la route de Ronda, il y a les oliviers. Les chênes. Et les cochons. Ibériques et noirs. 

Sur la route de Ronda, il y a le soleil. Asséchant l’arrière des jarrets des porcelets. Il y aussi l’agriculture et son duvet naissant d’avril se coiffant au vent. Certaines mèches ondulent sur les collines. Le même froufrou que sur les hanches des danseuses de flamenco.

De la route de Ronda, on peut voir le taureau. Immobile. Devenant presque paysage. Le touriste le peint de sa caméra. Mort inutile dans un album photos. 

« Patillas de hacha » sur les joues, « bocadillo de jamón ibérico » dans la main, Miguel habite la route de Ronda. Je croise sa boucherie au détour de la « plaza de toro ». 

Au bout de mon « bocadillo », ce pont. Immense de beauté.

Au retour ! Un souvenir. Celui de ne pas avoir tourné enrond. 

Mijas

Elle peine. Le soleil ne prend pas de pause. Elle si. Elle arrête son vélo sous le vent à quelques km de Mijas.

Ce ne sont pas les 15 km de montée ni les 16, 18 et 21 % des 3 derniers km qui la rend aussi blanche que les murs de ce village en flanc de montagne.

L’anticipation de la descente. La blanchie et gruge lentement son courage.

Mijas n’offre pas uniquement un excellent « gelato ». Des ruelles fleuries. Une petite place publique. Des balcons de fer forgé. Sentinelles de la quiétude des habitants. Un belvédère se jetant dans la mer et une amoureuse se préparant à la rejoindre 8 km plus bas.

Córdoba

La Mezquita

Les bouquinistes sont à ouvrir leurs kiosques. L’Avenida Del Gran Capitán dort en ce matin doucereux. La « pastelerias » Roldán, hyperactive, sert ses croissants. Mon amoureuse, comme si elle était sous les ordres de ce « Grand Capitaine », marche vers le pont romain, Guadalquivir. 

Córdoba se lézarde de rues et s’accroche aux pots de fleurs blanc et bleu ornant les murs et qui fardent les pavés d’ombre. 

De la cour des Orangers, sans faire ses ablutions, elle

entre dans la cathédrale. Son cœur s’arrête devant la mosquée primitive d’Abderrahmane.

Moi, je suis plutôt fasciné par la réunion des Nations Unies. Les petites Nations Unies, celles des cours d’école, réunis sous l’arc des Bénédictions.

Tenant un conciliabule loin des guides et des enseignants, ces enfants se préparent à jouer à la cachette parmi 365 colonnes sous 1230 arches de cette mosquée-cathédrale.

Ils sont heureux. Sans contraintes. Sans enseignants. S’emmêlant aux seuls discours permis, le silence et les reliefs de l’histoire.

Je les envie.

Courir vers la chapelle du Tabernacle, ventre immense de dorure. À travers la grande Chapelle, forêt de colonnes gothiques et califales. Ralentissant à peine devant le Mihrab.

Je reste spectateur. 

Difficile de quitter ce monument, ce temple, patrimoine de l’humanité de l’UNESCO et valeur universelle exceptionnelle sans savoir qui a gagné cette partie de cache-cache. Sans avoir réanimé mon amoureuse.

La buena vida

La buena vida 

« Goûte ça ! Tortilla nappée d’une Salmorejo » ! 

C’est mon entrée avant le rabo de toro. 

Table adossée à l’église San Miguel, vin et bière trônant sur la table, Mateo est roi de cette ruelle et des dizaines de tables l’assiégeant. 

Moi, j’admire la vie belle et lente des « cordobès et des cordobesa » qui jouissent de la soirée, de la nuit.

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Une réponse à “Parlons espagnol – leçon 4 Torremolinos”

  1. Magnifique voyage!

    Chaleurs climatique et humaine. Dépaysement, crainte, joie!
    Ce que j’aime de tes commentaires, c’est le regard que tu prends
    le temps de porter sur les gens différents, dans leur culture, leur traditions
    culinaires, leur climat. Sans jugement.

    Oui, c’est beau là-bas, nous en avons une idée. La bouffe est bonne, je n’en
    doute pas une seconde, sans parler du vin. Mais eux, comment sont-ils?
    . Heureux, malheureux, peu leur importe?
    . Patriotiques, indépendants, peu leur importe?
    . Chaleureux, distants, occupés, distraits?
    . Paresseux, fatigués, passionnés, insouciants?

    J’en vois un portrait général à travers tes écrits.

    Merci!

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