Elle ne voit habituellement que ses rides. Ridicules traits qui déracinent sa jeunesse. Plus elles naissent, plus elle vieillit. À son réveil, elle tente aussitôt de les rendormir.
Son index conditionne l’état, la journée, la première heure de la matinée du moins, en glissant entre les premiers sillages, les petites tranchées. Elle chorégraphie chaque soldat sur son visage pour mieux le lisser. Seul le soleil entre dans son intimité.
Ce matin, pas d’index, pas de soldats, pas de moments volés à sentir le creux de sa nuque. Ce matin, c’est Euskal Herria. Ce sont Guipuscoa, Hendaye, Bilbao et le golfe de Gascogne qui brisent le silence cérémonial de sa routine matinale et occupent le bout de ses doigts.
Ce matin, elle dirige la circulation des pages internet de son téléphone et des derniers préparatifs de notre départ vers le Pays basque. Il y a un vent du sud. Un haize hegoa qui réchauffe déjà la chambre.
La chambre s’emplit de vêtements qui lui filent entre les doigts. Une montagne carrée de linge à placer dans le cercle de ses sacs à dos. Sur les piles, les noms de Bayonne, Biarritz, Espelette, Luz, Gavarnie, Saint-Sébastien, Bordeaux, premiers amants d’une longue liste pour les prochaines semaines.

Si je suis jaloux ? Pas du tout.
Je vous amène avec moi ? Pas comme amant ! Par mon blogue.
Je vous raconterai le territoire, les traditions, la culture, les randonnées, les Pyrénées s’effondrant dans le Gascogne, la gastronomie et le vin entre l’Èbre à l’Adour.
Premier amant, Bayonne.



Une réponse à “L’Euskal Herria”
Que les basques vous envoûtent et que son jambon soit le premier à effleurer vos papilles. La mer et ses accents seront vous envoûtés, au plaisir de te lire